Q1. Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Bonjour, je suis Kim Ye-gyeol, chargée des programmes de soutien Dear Mommy (디어마미) et Maison du Bon Samaritain (착한사마리아인) au sein de l’équipe de protection de l’enfance de Migration to Asia Peace (MAP). Je participe à l’appui à la gestion des programmes d’aide aux frais d’éducation, de garde et de santé dont les enfants réfugiés ont besoin.
Q2. Pourquoi avez-vous postulé à MAP ?
Depuis que j’ai lu, au lycée, le livre « L’Île humaine » (인간 섬) de Jean Ziegler, je m’intéresse aux questions liées aux réfugiés. Et comme je me demandais aussi comment fonctionne une ONG, je suis devenue bénévole à MAP !
Q3. Qu’est-ce qui a changé en vous avant et après l’activité ?
Je n’oublie pas l’expérience de la visite de suivi que j’ai faite seule dans une famille réfugiée, après trois heures de train jusqu’à Pyeongtaek. Alors qu’un soutien continu n’était pas possible, la famille m’a accueillie avec tant de joie que je me suis sentie à la fois désolée et reconnaissante. J’ai pu voir de plus près les efforts constants de cette personne pour sa propre vie et celle de son enfant, mieux que lors des entretiens à distance. Le bébé était aussi très mignon, et je pense avoir pu regarder avec une vision plus large les éléments nécessaires pour faire vivre une famille en sécurité hihi.
Q4. Quelle activité vous a le plus marquée ?
Je me souviens d’avoir participé aux entretiens de sélection des familles bénéficiaires du soutien de la Maison du Bon Samaritain. Même à distance, j’ai pu sentir que chacune des personnes avait un besoin urgent d’aide ; avec beaucoup de tristesse et de regret de ne pas pouvoir toutes les soutenir, j’ai choisi les bénéficiaires au prix de nombreux conflits intérieurs. J’ai pu mesurer directement les domaines où elles rencontraient le plus de difficultés. Comme j’ai pu participer au processus de sélection des bénéficiaires, que je me demandais depuis longtemps comment il se déroulait, j’ai beaucoup appris.
Q5. Que faut-il le plus, selon vous, pour que notre société vive aux côtés des réfugiés ?
Il me semble que ce qui manque le plus, c’est une attitude de volonté d’aider. Il est évidemment difficile de se comprendre à 100 %. Mais si, en voyant la situation difficile dans laquelle se trouvent les réfugiés, nous ne l’ignorons pas et réfléchissons aux moyens de les aider, je suis convaincue qu’un grand changement se produira !!
Q6. Enfin, quelle activité recommanderiez-vous aux personnes intéressées par les questions liées aux réfugiés ?
Je vous recommande de rejoindre l’équipe CP de MAP… Honnêtement, je crois que c’est l’équipe la plus difficile de MAP, mais je suis fière que ce soit aussi celle où l’on peut vivre le plus d’expériences. On peut rendre visite directement aux familles réfugiées et discuter avec elles, et j’ai eu vraiment beaucoup d’occasions de réfléchir au soutien dont elles ont réellement besoin. Venez dans l’équipe CP !