Que le ministère de la Justice retire son plan de versement des allocations de subsistance des demandeurs d’asile sous forme de points sur carte

Déclaration Centre des droits des réfugiés (NANCEN), Réseau des droits des réfugiés (KORIN)

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Traduit du coréen avec l’IA. L’original coréen fait foi.

Capture d’écran : Centre des droits des réfugiés (NANCEN), octobre 2026

[Courrier officiel] Questions et avis concernant le système de versement des allocations de subsistance des demandeurs d’asile en points sur carte_Réseau des droits des réfugiés.pdf

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[Communiqué de presse] Transformer les allocations de subsistance en bons de consommation_Conférence de presse exigeant le retrait du plan de versement des allocations de subsistance des demandeurs d’asile en points sur carte.pdf

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Que le ministère de la Justice retire son plan de versement des allocations de subsistance des demandeurs d’asile sous forme de points sur carte

Conférence de presse exigeant le retrait du plan de versement des allocations de subsistance des demandeurs d’asile en points sur carte, qui « transforme les allocations de subsistance en bons de consommation »

Le 23 juin 2026, le ministère de la Justice (Ministry of Justice) a conclu avec Woori Card Co., Ltd. une « convention de coopération pour le soutien aux frais de subsistance des demandeurs d’asile » et a annoncé que, à partir de septembre, les allocations de subsistance versées aux demandeurs d’asile ne seraient plus payées par virement bancaire comme auparavant, mais sous forme de points sur carte. Autrement dit, il a annoncé qu’il verserait les allocations de subsistance comme s’il s’agissait de bons de consommation.

Or les allocations de subsistance des demandeurs d’asile ne sont pas des bons de consommation destinés à encourager le recours à un service particulier ou à atteindre un objectif administratif. Conformément à l’article 40 de la loi sur les réfugiés (Refugee Act), il s’agit d’un dispositif visant à permettre un niveau de vie minimal, pendant les six premiers mois où l’exercice d’un emploi est restreint, aux demandeurs d’asile qui ont du mal à subvenir à leurs besoins en raison d’une grossesse, de l’âge avancé, de la présence de nourrissons ou de jeunes enfants, d’une maladie ou d’un handicap, etc.

Si ces allocations de subsistance étaient versées sous forme de points sur carte, dont le retrait en espèces et le paiement en ligne sont limités, le risque est grand d’aggraver les difficultés de vie et l’insécurité du logement des demandeurs d’asile. Elles ne pourraient pas couvrir les frais de logement qui exigent des dépenses en espèces, comme le paiement du loyer, et les demandeurs d’asile ne pourraient plus acheter des articles de la vie courante bon marché par des achats en ligne. Il s’agit d’une mesure contraire à l’objectif d’un dispositif d’allocations de subsistance conçu pour garantir une vie digne d’un être humain au niveau minimal.

Dans les principaux systèmes de sécurité sociale visant à assurer la subsistance, tels que le système de garantie des moyens de subsistance de base des citoyens et le système d’aide d’urgence à la protection sociale, le principe est le versement en espèces afin que les bénéficiaires puissent les utiliser librement selon leur environnement de vie et leurs besoins concrets. En effet, les dépenses nécessaires à la subsistance varient selon la situation de chacun. Appliquer néanmoins aux seuls demandeurs d’asile un mode de versement en points dont l’usage est limité à certains commerces ajoute des contraintes et des charges inutiles, et impose des conditions de versement défavorables et discriminatoires par rapport aux autres systèmes de sécurité sociale visant à assurer la subsistance.

Le ministère de la Justice avance comme fondement du versement en points sur carte la « crainte d’un usage détourné de l’objet », mais n’a rendu publique aucune donnée objective ni aucun élément empirique à l’appui. En l’absence de données sur les cas réels d’usage détourné, leur proportion par rapport à l’ensemble des bénéficiaires, le processus de vérification des faits et la situation des mesures de recouvrement, il est difficile de considérer que limiter uniformément les lieux d’utilisation des allocations de subsistance satisfasse aux exigences de nécessité et de proportionnalité de la politique. Contrôler et surveiller la consommation de l’ensemble d’un groupe vulnérable sur la base d’un soupçon sans fondement objectif risque d’institutionnaliser les préjugés et la méfiance envers les demandeurs d’asile.

Ce sur quoi le ministère de la Justice devrait se concentrer aujourd’hui n’est pas la collaboration avec des sociétés de cartes. Il faut d’abord lever les obstacles institutionnels à l’ouverture de comptes, en coopération avec les établissements financiers tels que les banques, afin que les demandeurs d’asile qui rencontrent des difficultés pour ouvrir un compte puissent accéder de manière stable aux services financiers. En outre, pour remédier à la réalité où la longue durée de l’examen des allocations de subsistance réduit d’autant la période pendant laquelle une aide peut effectivement être reçue, il faut raccourcir le délai d’examen et garantir une période d’aide effective. Le montant actuel des allocations doit lui aussi être relevé à un niveau garantissant un minimum vital réaliste, et le champ des bénéficiaires doit être élargi pour qu’aucun demandeur d’asile ne soit exclu de l’aide par des critères de sélection stricts. L’amélioration du dispositif afin de garantir réellement la subsistance des demandeurs d’asile est précisément la tâche que le ministère de la Justice doit mener en priorité dès maintenant.

C’est pourquoi nous exigeons avec force ce qui suit du ministère de la Justice.

Premièrement, que le ministère de la Justice retire immédiatement le plan de versement des allocations de subsistance en points sur carte, qui restreint les droits des demandeurs d’asile sans fondement objectif et alimente la méfiance à leur égard.

Deuxièmement, que, pour le versement des allocations de subsistance des réfugiés, le principe du versement en espèces soit garanti, comme dans les autres systèmes de sécurité sociale, tels que la garantie des moyens de subsistance de base des citoyens.

Troisièmement, que le ministère de la Justice mène en priorité l’amélioration du dispositif afin de garantir réellement la subsistance des demandeurs d’asile, notamment en levant, en coopération avec les établissements financiers, les obstacles institutionnels à l’ouverture de comptes et en raccourcissant le délai d’examen pour garantir une période d’aide effective.

12 août 2026

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