[Présentation d’un bénévole du second semestre 2025] Yoon Ji-won (Refugee News, équipe RN)

Entretien

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Traduit du coréen avec l’IA. L’original coréen fait foi.

Q1. Présentez-vous brièvement et dites-nous pourquoi vous avez postulé à MAP !

Bonjour ! Je m’appelle Yoon Ji-won et je travaille dans l’équipe Refugee News (RN), qui transmet aux réfugiés les informations dont ils ont besoin :) C’est en enseignant l’anglais à des personnes venues de Corée du Nord que je me suis intéressée pour la première fois aux problèmes d’inégalité des chances et d’exclusion structurelle. Cette expérience m’a amenée à réfléchir à une société où l’on comprend ses voisins et où l’on vit ensemble, et ces réflexions m’ont conduite à l’activité de MAP, ce qui m’a poussée à postuler.

Q2. Concrètement, quel travail effectuez-vous actuellement au sein de votre équipe ?

L’équipe Refugee News est chargée de transmettre aux réfugiés, de façon simple et claire, les informations dont ils ont besoin. Comme son nom l’indique, la tâche principale de l’équipe est de produire et de diffuser des nouvelles. Les contenus s’articulent autour de sept catégories, dont la santé, les politiques, la promotion et les déclarations, et nous veillons à ce que toutes les nouvelles soient faciles à comprendre et à ressentir pour les réfugiés. Nous soignons aussi le ton, et nous nous efforçons de créer des affiches d’une page pour que l’information leur parvienne efficacement. Une fois produites, les nouvelles sont traduites en anglais, en français, en arabe, en amharique et en birman, puis diffusées par Facebook et WhatsApp. C’est à travers ce processus que l’équipe Refugee News transmet l’information aux réfugiés.

Q3. Quel moment vous a le plus marqué depuis le début de votre activité ?

Le moment qui m’a le plus marquée est celui où j’ai traité le « dispositif d’exemption de l’obligation de signalement pour les étrangers victimes d’impayés de salaire ». Début septembre, j’ai appris pour la première fois que le ministère de la Justice (Ministry of Justice, MOJ) discutait de ce dispositif et j’en ai fait une nouvelle ; or, début novembre, il y a peu, j’ai appris que le dispositif était effectivement entré en vigueur. En traitant la nouvelle à l’étape de la discussion, je me souviens d’avoir espéré qu’un jour ce dispositif entre en vigueur et que les réfugiés ne subissent plus d’impayés de salaire. Aussi, en voyant le dispositif réellement appliqué, j’ai pu sentir directement le changement d’une société qui avance d’un pas, et j’ai nourri un espoir pour l’avenir. Surtout, il était très important de pouvoir partager cet espoir avec les réfugiés.

Q4. Selon vous, de quoi notre société a-t-elle le plus besoin pour vivre aux côtés des réfugiés ?

En transmettant aux réfugiés les informations dont ils ont besoin, je sens aussi souvent qu’un changement de perception de la société coréenne est indispensable. C’est pourquoi je pense que le plus important est de créer un environnement où notre société en sache davantage sur les réfugiés et soit plus souvent en contact avec eux. Actuellement, en comparaison avec d’autres pays, la compréhension des réfugiés et l’intérêt qu’on leur porte restent faibles en Corée. Pour changer cela, il faut davantage de dispositifs permettant de rencontrer les récits des réfugiés dans la vie quotidienne : écoles, programmes communautaires, contenus médiatiques, etc. Si les gens en viennent à percevoir les réfugiés non comme des étrangers dans l’actualité, mais comme des voisins avec qui l’on vit, les réfugiés pourront s’installer plus naturellement dans la société coréenne, et cela apportera finalement aussi un changement positif à l’ensemble de notre société ; c’est pourquoi je pense que c’est nécessaire.

Q5. Quel « changement » avez-vous ressenti en vous engageant à MAP ? Ou quel « changement » souhaitez-vous provoquer ?

Grâce à mon activité à MAP, j’ai connu un grand changement en m’efforçant de comprendre sérieusement la position des réfugiés. Au lieu de simplement transmettre des informations, j’ai compris qu’il est important de se demander ce qu’ils veulent et de penser de leur point de vue. J’ai le sentiment d’avoir ainsi moi-même grandi, devenant une personne plus inclusive et plus empathique. À l’avenir, sur la base de cette expérience, je voudrais continuer à développer une attitude capable de refléter la voix d’un plus grand nombre de personnes et d’accueillir des points de vue variés.

Q6. Comment MAP pourrait-elle aborder les personnes pour qui la question des réfugiés semble difficile ?

Je pense qu’on peut aborder les personnes pour qui la question des réfugiés est difficile en partant d’informations de base et de récits individuels. Par exemple, en fournissant des informations élémentaires, comme le fait que le taux de reconnaissance des réfugiés est faible ou les raisons pour lesquelles on devient réfugié, ou en transmettant de façon plus familière la vie de chaque réfugié à travers son histoire. Je crois qu’en partageant des expériences personnelles et en fournissant des informations faciles d’accès à des personnes qui comprennent mal la question des réfugiés, on réduira leur distance émotionnelle face à cette question et qu’elles pourront adopter une attitude plus empathique et compréhensive.