[Déclaration de conférence de presse] Conférence de presse commune d’organisations de défense des droits des migrants condamnant les opérations conjointes du gouvernement, contraires aux droits humains, contre les migrants sans papiers

Déclaration

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Traduit du coréen avec l’IA. L’original coréen fait foi.

Nous condamnons les opérations conjointes du gouvernement, contraires aux droits humains, contre les migrants sans papiers

!

Le 5 octobre dernier, le ministère de la Justice (Ministry of Justice, MOJ) a publié un communiqué annonçant la « reprise des opérations conjointes du gouvernement contre les étrangers en séjour illégal », comme il les appelle. Cinq ministères, dont le ministère de la Justice, l’Agence nationale de police (Korean National Police Agency, KNPA) et les garde-côtes, les mèneront conjointement pendant deux mois, du 11 octobre au 10 décembre. Nous considérons ces opérations conjointes comme une mesure contraire aux droits humains, qui crée un climat de peur envers les migrants sans papiers, les traite en criminels pour justifier leur oppression et entraînera à cette occasion d’innombrables violations des droits humains, et nous les condamnons avec force. Les trente dernières années d’histoire de la politique migratoire montrent clairement qu’une politique violente de contrôle et d’expulsion ne peut pas résoudre la question des migrants sans papiers et ne fait que multiplier les victimes. Le gouvernement doit mettre fin à ces mesures de contrôle forcé contraires aux droits humains et présenter des mesures de stabilisation du séjour des migrants sans papiers.

Tout d’abord, nous ne pouvons que répéter que l’expression « étrangers en séjour illégal » employée par le gouvernement est elle-même erronée : elle traite les migrants sans papiers en criminels, justifie l’oppression et les violations de leurs droits et les pousse dans une situation de vulnérabilité. Pendant la période de la COVID-19, lorsqu’il fallait appeler à la vaccination pour l’endiguement de l’épidémie, c’est le Premier ministre lui-même qui est intervenu et a employé le mot « sans papiers » ; faut-il maintenant revenir en arrière, au passé, lorsqu’il s’agit de les pourchasser par des opérations de contrôle ? L’ONU et la Commission nationale des droits de l’homme de Corée (National Human Rights Commission of Korea, NHRCK) l’ont recommandé, et les grands médias du monde entier changent de terminologie ; pourquoi le ministère de la Justice s’obstine-t-il encore à employer un terme contraire aux droits humains ? De plus, si le gouvernement parle de politique d’immigration et de création d’une agence de l’immigration, il doit commencer par changer cette terminologie.

Dans son communiqué, le gouvernement a avancé comme raison de ces opérations conjointes qu’« après la propagation de la COVID-19, l’accent a été mis sur les contrôles sanitaires visant les étrangers en séjour illégal, mais comme ceux-ci augmentent de nouveau récemment, il faut établir un ordre strict du séjour » ; mais ces contrôles n’ont aucun rapport avec ce que le gouvernement appelle l’établissement de l’ordre du séjour. Pendant des décennies, une politique de contrôle forcé a été appliquée, sans autre résultat que d’innombrables victimes, morts et blessés. Ce sont plutôt les politiques de visa, qui ne sont ni souples ni inclusives et maintiennent toujours les migrants dans une situation instable, ainsi que les politiques de séjour liées au travail, au mariage ou aux études, qui font perdre le visa pour des raisons insignifiantes, qui ont été la cause structurelle de l’augmentation du nombre de personnes sans papiers, sans exagération aucune. Malgré cela, le gouvernement expulse chaque année 30 000 à 40 000 personnes par des contrôles forcés, et l’on ne peut qu’extrêmement douter que l’ordre du séjour dont parle le gouvernement ait ainsi été établi. Ne pas se concentrer sur l’amélioration des politiques et des structures défaillantes, et faire porter toute la responsabilité aux migrants sans papiers pris individuellement pour mener des contrôles, c’est mettre la charrue avant les bœufs.

Depuis les années 2000, selon les estimations des organisations de défense des droits des migrants, une trentaine de migrants sans papiers sont morts en lien direct ou indirect avec des opérations de contrôle. Selon les estimations du ministère de la Justice lui-même, ils sont plus de dix depuis 2010. En 2018, le travailleur birman Thang Thay Te est tombé de 8 mètres de profondeur sur un chantier de construction à cause d’un contrôle excessif et dangereux, est resté en état de mort cérébrale puis est décédé ; l’enquête d’office de la Commission nationale des droits de l’homme a établi la responsabilité du ministère de la Justice. Pourtant, le ministère de la Justice n’a pas reconnu sa responsabilité et n’a pas accepté la recommandation. Par la suite, en 2019 à Gimhae, lors d’un contrôle, le travailleur thaïlandais Phumnu Anusak est mort d’une fracture de côtes et de la lésion du foie qui en a résulté. Plus récemment, en juillet de cette année, lors d’un contrôle dans un salon de massage à Gunpo, un travailleur chinois est mort après être tombé de 11 mètres d’une fenêtre. Le gouvernement veut-il vraiment répéter de telles tragédies ?

« Nul n’est illégal ! (No One Is Illegal) » Il ne faut plus faire des migrants sans papiers les victimes expiatoires de contrôles forcés violents et contraires aux droits humains. Il est temps de mettre en place de véritables mesures de stabilisation du séjour des migrants sans papiers. Les contrôles ne font qu’instiller la peur chez les migrants, les faire se replier et se recroqueviller, les pousser à se cacher davantage et, au-delà, causer des préjudices. C’est pourquoi les organisations de défense des droits des migrants de tout le pays s’opposent aux opérations conjointes du gouvernement contraires aux droits humains et continueront de s’efforcer, sur le terrain, d’éviter que les migrants ne subissent des préjudices.

– Nous condamnons les opérations conjointes du gouvernement ! Mettez fin aux contrôles forcés contraires aux droits humains !

– Mettez en œuvre une politique de stabilisation du séjour des migrants sans papiers !

11 octobre 2022

Toutes les organisations participant à la conférence de presse

난민인권센터, 두레방, 외국인보호소폐지를위한물결IW31, 이주민법률지원센터 모모, 이주민센터 친구, 이주민과함께, 이주여성인권포럼, 한국이주여성인권센터, 한국이주인권센터, 화성외국인보호소방문 시민모임 마중

광주전남이주노동자인권네트워크(공익변호사와 함께하는 동행, 광주민중의집, 광주비정규직센터, 광주외국인노동자센터, 광주외국인복지센터, 공공운수노조(광주전남지부), 금속노조(광주전남지부,광주자동차부품사비정규직지회·금호타이어비정규직지회), 사회진보연대광주전남지부, 전국민주노동조합총연맹 법률원(광주사무소), 전남노동권익센터)

대구경북 이주노동자인권·노동권 실현을 위한 연대회의(경북북부이주노동자센터, 대구이주민선교센터(북부,현풍), 성서공단노동조합, 이주와가치, 민주노총경북지역본부, 민주노총대구지역본부, 경산장애인자립생활센터, 대구경북인도주의실천의사협의회, 대구사람장애인자립생활센터, 땅과자유, 민주사회를위한 변호사모임, 민중행동, 무지개인권연대, 인권운동연대, 장애인지역공동체, 지구별동무, 노동당대구시당, 노동당경북도당, 녹색당대구시당, 정의당대구시당, 진보당대구시당)

이주민 인권을 위한 부산울산경남공대위 (노동당 부산시당, 민주노총 부산본부, 부산지역일반노동조합,(사)이주민과함께, (사)희망웅상, (사)함께하는 세상, 울산이주민센터, 정의당 부산시당, 진보당 부산시당)

난민인권네트워크(TFC(The First Contact for Refugee) 공익법센터 어필, 공익변호사와 함께하는 동행, 공익사단법인 정, 공익인권법재단 공감, 공익인권센터드림(DREAM), 국제난민지원단체 피난처, 글로벌호프, 난민인권센터(NANCEN), 동두천난민공동체, 동작FM, 민주사회를 위한 변호사모임 국제연대위원회, 사단법인 두루, 수원글로벌드림센터, 순천이주민지원센터, 아시아의 친구들, 아시아평화를향한이주MAP, 이주여성을위한문화경제공동체 에코팜므, 이주민지원공익센터 감동, 의정부 EXODUS, 이주민지원센터친구, 천주교 제주교구 이주사목센터 나오미, 재단법인 동천, 재단법인 화우 공익재단, 제주평화인권연구소 왓, 참여연대, 파주EXODUS, 한국이주인권센터, 호모 인테르)

외국인이주·노동운동협의회((사)모두를 위한 이주인권문화센터, 아산이주노동자센터, 부천이주노동복지센터, 인천외국인노동자센터, (사)한국이주민건강협회 희망의친구들, 남양주시외국인복지센터, 성공회파주이주노동자센터 샬롬의집, 포천나눔의집, 서울외국인노동자센터, 아시아인권문화연대, 순천이주민지원센터, 외국인이주노동자인권을위한모임, 의정부EXODUS, (사)함께 하는 공동체, (사)한국이주여성인권센터, 원불교 서울외국인센터, 한삶의집, 이주민센터 동행)

이주인권연대(경산(경북)이주노동자센터, 경주이주노동자센터, 아시아의 창, 울산이주민센터, (사)이주민과 함께, 이주민노동인권센터, 이주와 인권연구소, 지구인의정류장, 충남이주여성상담소, 한국이주인권센터)

이주노동자평등연대(건강권 실현을 위한 보건의료단체연합(건강권 실현을 위한 행동하는 간호사회, 건강사회를 위한 약사회, 건강사회를 위한 치과의사회, 노동건강연대, 인도주의실천의사협의회, 참의료실현청년한의사회), 공공운수노조사회복지지부 이주여성조합원모임, 노동당, 노동사회과학연구소, 노동전선, 녹색당, 대한불교조계종사회노동위원회, 성공회 용산나눔의집, 민변노동위원회, 사회진보연대, 이주노동자노동조합(MTU), (사)이주노동희망센터, 이주노동자운동후원회, 이주민센터 친구, 전국민주노동조합총연맹, 전국불안정노동철폐연대, 전국학생행진, 지구인의정류장, 천주교인권위원회, 필리핀공동체카사마코, 한국비정규노동센터)