[Déclaration] Les politiques d’aide aux sinistrés du COVID de la Ville de Séoul, de la province du Gyeonggi et d’autres ne doivent pas exclure les migrants !

Déclaration Mis à jour

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Traduit du coréen avec l’IA. L’original coréen fait foi.

[Déclaration] Les politiques d’aide aux sinistrés du COVID de la Ville de Séoul, de la province du Gyeonggi et d’autres ne doivent pas exclure les migrants !

Face à la crise du COVID-19, plusieurs collectivités locales, dont la Ville de Séoul et la province du Gyeonggi, mettent en œuvre, sous des noms tels que « allocation d’urgence de subsistance en cas de catastrophe » ou « revenu de base en cas de catastrophe », des politiques d’aide visant à soutenir la subsistance des personnes vulnérables à faible revenu et à relancer la demande intérieure en stimulant la consommation. Or l’exclusion des migrants des bénéficiaires de ces politiques suscite une vive inquiétude.

Dans le cas de la Ville de Séoul, l’aide, versée sur le fondement de l’« ordonnance relative au soutien à la stabilité de vie des habitants à faible revenu », cible environ 1,17 million de ménages dont le revenu est inférieur ou égal à 100 % du revenu médian. Or, bien que l’objet de la révision de l’ordonnance dise qu’« une aide directe et opportune est nécessaire pour les personnes à revenu moyen-bas qui subissent un préjudice économique en situation de catastrophe mais ne reçoivent pas d’aide institutionnelle », il s’avère, d’après les services concernés, que pour les migrants on envisage seulement de rester dans le cadre juridique existant. Autrement dit, la portée se limite aux migrants mariés à un national ou élevant un enfant mineur de nationalité coréenne. De ce fait, la plupart des autres migrants de long séjour sont exclus des bénéficiaires. Selon les « Statistiques des résidents étrangers par ville et province » du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité (Ministry of the Interior and Safety, MOIS), la Ville de Séoul comptait 446 000 résidents étrangers dans les statistiques de 2018.

Dans la province du Gyeonggi, la situation est plus grave. Alors que le revenu de base en cas de catastrophe, de 100 000 wons par personne, est présenté comme destiné à tous les habitants de la province, le communiqué de presse précise expressément : « Les étrangers ne sont pas aidés. » Cela signifie que sont exclus aussi bien les personnes en situation irrégulière que les migrants par mariage, les résidents permanents, les travailleurs migrants et les réfugiés. On dit que la province du Gyeonggi compte 418 000 résidents étrangers. La province se fonde sur le « projet d’ordonnance relatif au versement du revenu de base en cas de catastrophe de la province du Gyeonggi », dont l’objet est lui aussi de préparer une réponse sous forme de revenu de base « alors que, la propagation du COVID-19 se prolongeant, la vie des habitants de la province est menacée par des catastrophes sociales ». Les migrants ne seraient-ils donc pas des habitants de la province, pas des membres de la société ?

Une politique qui exclut ainsi les migrants relève, sans exagération, du racisme institutionnel.

De fait, on a déjà souvent signalé que la portée de la protection sociale était excessivement étroite et discriminatoire envers les migrants. Des discriminations existent dans le revenu minimum de subsistance, le soutien aux personnes handicapées et, tout récemment, dans la vente de masques publics. Nous demandons à nouveau avec force qu’une politique de protection sociale incluant les migrants soit absolument mise en place.

De plus, nous sommes aujourd’hui dans une situation de catastrophe urgente. Les dommages subis par les migrants, qui font partie des personnes vulnérables, ne peuvent être faibles. Lors du « Témoignage sur le vrai visage du racisme révélé par le coronavirus » tenu le 20 mars, ont également été rapportés les pertes d’emploi, les menaces sur la subsistance et les discriminations que subissent les migrants et les réfugiés dans la crise du COVID-19. Puisque le virus ne fait pas de distinction de nationalité, des mesures universelles sont nécessaires ; et puisque les couches vulnérables sont les plus gravement touchées par les catastrophes, ne faut-il pas élaborer des mesures qui incluent les migrants ? Lors de la crise financière de 2008, les États-Unis ont versé une aide en espèces y compris aux migrants, et le Japon à l’époque a versé une aide à tous les résidents détenant une carte d’enregistrement d’étranger. À Hong Kong, on prévoit actuellement de verser l’aide aux résidents permanents et aux immigrés à faible revenu.

Exclure les migrants en Corée va aussi à l’encontre de l’objet de l’aide aux sinistrés et du revenu de base.

Même sur le fondement de l’ordonnance de la Ville de Séoul, « en cas de catastrophe, le maire peut verser une prestation pour la stabilité de vie à des habitants autres que les personnes visées à chacun des points de l’alinéa 1 (bénéficiaires, ménages situés juste au-dessus du seuil, personnes prises en charge dans des établissements de protection sociale) ». Dans l’ordonnance de la province du Gyeonggi également : « Le revenu de base en cas de catastrophe peut être versé, en cas de catastrophe, dans la limite du budget, avec des bénéficiaires et des montants différenciés. Cette décision est prise par le gouverneur de la province après avis du comité de travail concerné, conformément à l’“ordonnance relative à la création et au fonctionnement du Comité du revenu de base de la province du Gyeonggi”, et rendue publique sur le site Internet, etc. »

Il est ainsi prévu.

Autrement dit, les collectivités locales peuvent décider de verser aux migrants aussi l’allocation d’urgence de subsistance en cas de catastrophe et le revenu de base en cas de catastrophe. Le gouvernement et les collectivités locales ne doivent pas exclure les migrants des politiques d’aide aux sinistrés du COVID !

26 mars 2020

Signature commune des organisations de défense des droits des migrants

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