Nous condamnons une fois de plus la politique qui discrimine et exclut les migrants de l’aide aux sinistrés !

Déclaration Mis à jour

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Traduit du coréen avec l’IA. L’original coréen fait foi.

Le 30 août, la cellule interministérielle (TF) sur l’« aide nationale de solidarité COVID » a annoncé son plan d’application détaillé, qui comprend les critères de sélection des bénéficiaires, les modalités de demande et les modalités de versement. Lorsque la somme des cotisations d’assurance maladie à la charge des membres du foyer, calculée sur la base de juin 2021, est inférieure ou égale au seuil de sélection, 250 000 wons par personne sont versés par recharge d’une carte de crédit ou de débit, bon d’achat local ou carte prépayée. Or, une fois encore, la grande majorité des migrants est exclue de cette aide. La discrimination et l’exclusion se poursuivent dans la politique d’aide face au COVID. Nous condamnons fermement cet état de fait et exigeons que les migrants soient inclus dans la politique d’aide aux sinistrés !

Le plan d’application ne retient parmi les migrants que ceux qui « figurent sur un registre de résidence comprenant au moins un ressortissant coréen et disposent de la même couverture d’assurance maladie que les nationaux, ainsi que les résidents permanents (F-5) et les migrants par mariage (F-6) disposant d’une couverture d’assurance maladie ». Autrement dit, sur les 2 millions de migrants, environ 300 000 seulement sont inclus, et tous les autres sont exclus. Même les réfugiés, que la Commission nationale des droits de l’homme avait recommandé d’inclure l’an dernier tout en rejetant la plainte pour discrimination dans l’aide aux sinistrés du gouvernement central, sont exclus.

Le gouvernement a-t-il vraiment la conscience et la volonté de corriger la discrimination et l’exclusion dans sa politique d’aide aux sinistrés du COVID ? Depuis le début de la crise l’an dernier, les politiques discriminatoires se sont succédé : discrimination dans l’achat de masques publics, exclusion de l’aide aux sinistrés, exclusion de diverses mesures de soutien comme l’aide d’urgence à l’emploi. Des critiques et des protestations n’ont cessé d’être formulées ; pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il encore dans cette discrimination et cette exclusion ?

Les migrants qui séjournent et vivent en Corée doivent évidemment être reconnus comme des membres légitimes de la société. Ils travaillent, paient l’impôt sur les revenus du travail, la taxe d’habitation, les impôts locaux et divers impôts indirects, et partagent la responsabilité et les obligations de la lutte contre l’épidémie. Ils subissent aussi, de la même manière, les dommages causés par la crise du COVID. Il n’y a donc aucune raison de les exclure d’une politique d’aide aux sinistrés qui vise à soutenir les personnes touchées et à stimuler la consommation pour relancer l’économie. Il en va de même au regard des normes internationales des droits de l’homme et de la Constitution. En 2018, le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale a recommandé à la Corée, État partie, d’« exprimer sa préoccupation quant à l’exclusion de plusieurs groupes de migrants du système de sécurité sociale, et de garantir que toutes les personnes vivant sur le territoire puissent bénéficier d’une aide sociale de base, quelle que soit leur nationalité ». La Constitution prévoit le « droit à une vie digne », qui s’applique aussi aux migrants. Ainsi, tant au regard de la Constitution que du droit international, les migrants ne doivent évidemment subir aucune discrimination, possèdent la dignité et la valeur d’êtres humains, se voient garantir le droit à une vie digne et sont sujets du droit à l’égalité.

De plus, un gouvernement qui proclame que « les personnes viennent d’abord » et qui place le « respect des droits de l’homme » au centre de l’action de l’État se contredit lui-même en excluant de ces « personnes » et de ces « droits de l’homme » la grande majorité des migrants. Il n’y a en outre aucune justification à inclure les migrants comme des êtres nécessaires pour la reproduction et l’accroissement de la population, le complément de main-d’œuvre, la consommation et la vie économique, ainsi que le paiement des impôts et des cotisations sociales, puis à les traiter comme des êtres invisibles dans cette politique d’aide aux sinistrés. Si l’on ne tend pas la main au moment où l’on en a réellement besoin, comment peut-on parler de coexistence et d’intégration ? Le gouvernement ne doit pas perpétuer cette énorme discrimination et cette exclusion. Il doit y mettre fin et verser l’aide aux migrants à égalité ! Nous poursuivrons avec ténacité nos démarches de dénonciation et de protestation, y compris par une plainte auprès de la Commission nationale des droits de l’homme.

Déclaration commune des organisations de défense des droits des migrants, 30 août 2021