À l’occasion de la grève mondiale des entreprises du 23 septembre, MAP a elle aussi participé à une déclaration appelant les pays industrialisés de l’hémisphère nord, y compris les pays du G8 qui portent une lourde responsabilité dans la crise climatique, à agir de façon responsable. Voici le texte intégral de la déclaration.
<Texte intégral de la déclaration>
Nous appelons les pays industrialisés à répondre de façon responsable à la crise climatique.
Le 23 septembre 2022, jour de la grève mondiale pour le climat, nous, organisations confessionnelles et organisations de la société civile, exigeons que les pays industrialisés de l’hémisphère nord reconnaissent leur responsabilité historique dans les catastrophes climatiques destructrices qui frappent le monde entier et agissent de manière responsable.
L’an dernier, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a prédit que « le moment où la température moyenne mondiale atteindra 1,5 degré arrivera dix ans plus tôt que nous ne l’avions prévu ». Comme pour prouver cette prévision, la température de la Terre a actuellement augmenté en moyenne de 1,3 degré Celsius par rapport à l’ère préindustrielle. Il ne reste que 0,2 degré avant 1,5 degré, la limite ultime de hausse des températures sur laquelle la communauté internationale s’est accordée par l’Accord de Paris.
Si la température continue de monter à la vitesse actuelle, le système climatique de la Terre atteindra en quelques décennies à peine un état irréversible, et les êtres humains, comme toutes les autres formes de vie sur Terre, seront menacés d’extinction. Le message d’alerte est clair dans le monde entier. Les glaces de l’Arctique et de l’Antarctique fondent déjà rapidement. Si la glace arctique continue de fondre au rythme actuel, elle aura disparu avant 2100, ce qui accélérera encore le réchauffement climatique. Les glaciers continentaux de l’Himalaya, des Alpes et des Andes, c’est-à-dire les neiges éternelles, fondent eux aussi rapidement, causant inondations, glissements de terrain, pénuries d’eau et pertes humaines. Sécheresses, vagues de chaleur atteignant 50 degrés Celsius et incendies de forêt deviennent monnaie courante dans de nombreuses régions du monde.
Nul n’échappera aux effets du changement climatique. Cependant, les récentes inondations d’ampleur sans précédent au Pakistan, qui ont fait plus de 1 100 morts et 33 millions de sinistrés, ont une fois de plus confirmé que ceux qui sont touchés les premiers et le plus gravement par le changement climatique vivent dans l’hémisphère sud. En effet, ceux qui se trouvent en première ligne du changement climatique sont les 50 % de la population mondiale aux revenus les plus faibles, et la quantité de gaz à effet de serre qu’ils émettent ne représente que 7 % des émissions totales.
Pourtant, l’exploitation des ressources naturelles et de la vie humaine dans l’hémisphère sud se poursuit aujourd’hui encore, par les multinationales de l’hémisphère nord. Un petit nombre de pays riches de l’hémisphère nord extraient chaque année des pays en développement de l’hémisphère sud une valeur d’environ 10 000 milliards de dollars sous forme de matières premières, d’énergie, de terres et de main-d’œuvre. En outre, l’empreinte carbone que l’hémisphère nord a laissée dans l’hémisphère sud à l’époque coloniale influe aujourd’hui sur les catastrophes climatiques de l’hémisphère sud.
En tant que réseau d’organisations confessionnelles et d’organisations de la société civile d’Asie, nous exigeons que les pays industrialisés prennent des mesures sincères. Les pays industrialisés doivent cesser d’utiliser les combustibles fossiles d’ici 2030 et soutenir la transition des pays en développement vers les énergies renouvelables. Ils doivent aussi apporter un soutien financier, technologique et de renforcement des capacités afin que les pays en développement puissent s’adapter aux effets du changement climatique.
L’engagement des pays industrialisés de l’hémisphère nord de constituer un fonds climatique pour soutenir les pays de l’hémisphère sud doit être distinct de l’aide au développement existante. À la COP15 de Copenhague en 2009, les pays industrialisés étaient convenus de mobiliser chaque année, jusqu’en 2020, 100 milliards de dollars pour soutenir les pays en développement. Mais cet accord a échoué.
Indépendamment du fonds climatique, nous exigeons que les pays industrialisés créent un fonds supplémentaire pour les pertes et préjudices en faveur des pays en développement, y compris les petits États insulaires. Les subventions annuelles que les entreprises de combustibles fossiles du monde entier ont reçues des gouvernements en 2017~2019 s’élevaient à 554 milliards de dollars, et les dépenses militaires mondiales annuelles en 2020 à 2 000 milliards de dollars. C’est la preuve évidente que, si les pays développés réaffectaient ne serait-ce qu’une partie de ces fonds publics à la constitution du fonds de soutien climatique, ils pourraient facilement mobiliser 100 milliards de dollars par an.
Les pays industrialisés de l’hémisphère nord doivent parvenir à un accord sur le montant du soutien financier climatique par une méthode de partage équitable du fardeau, tenant compte des gaz à effet de serre émis depuis la révolution industrielle et de la taille de leur économie. Cela signifie que le montant du fonds climatique promis par les États-Unis doit plus que doubler. Enfin, les pays développés doivent faire tous les efforts pour annuler la dette des pays en développement, en considération de leur dette écologique envers l’hémisphère sud.
Nous, organisations confessionnelles et organisations de la société civile de la région Asie, souhaitons que les pays les plus riches de l’hémisphère nord ne restent pas indifférents à la souffrance des habitants de l’hémisphère sud causée par la catastrophe climatique. Nous voulons que les pays industrialisés s’engagent à assumer leur responsabilité historique envers toutes les formes de vie sur Terre, et nous demandons ce qui suit.
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Cessez les subventions aux entreprises de combustibles fossiles.
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Les pays industrialisés doivent déterminer le montant du soutien au fonds climatique selon une méthode de partage équitable tenant compte de leurs émissions de gaz à effet de serre.
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Annulez la dette des pays en développement en tenant compte de la dette écologique des pays de l’hémisphère nord envers les pays de l’hémisphère sud.
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Constituez, en plus des fonds existants de l’aide au développement, un fonds climatique pour soutenir l’atténuation et l’adaptation des pays de l’hémisphère sud. Créez en outre un fonds climatique distinct pour soutenir l’indemnisation des pertes et préjudices des pays en développement, y compris des petits États insulaires.
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Fournissez les fonds climatiques destinés aux pays en développement et aux petits États insulaires sous forme de subventions et non de prêts.
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Portez l’ampleur de l’adaptation au climat au niveau de celle de l’atténuation.
23 septembre 2022
Organisation proposante : Réseau international interreligieux pour le climat et l’écologie (Inter-religious Climate and Ecology Netowkr)
Organisations cosignataires à ce jour (24 septembre 2022, 9:40 a.m.)
Par pays (By Country)
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Agrisud International Cambodia / Cambodia
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Asian Dignity Initiative (사단법인 아디)/ S. Korea
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Association For Promotion Sustainable Development / India
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Atisha Dipankar Peace Trust Bangladesh / Bangladesh
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Autism support Association of Bangladesh / Bangladesh
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Awaj Foundation/ Bangladesh
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BADHON MANOB UNNAYAN SANGSTHA/ Bangladesh
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Bhutan Soul Farmers / Bhutan
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BNSK- Bangladesh Nari Sramik Kendra(Bangladesh Women Workers Association)/ Bangladesh
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BRAC Bangladesh /Bangladesh
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Buddhist Ecological Contents Institute / S. Korea
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Buddhist Environmental Solidarity (불교환경연대) / S. Korea
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Catholic Extinction Rebellion Korea(멸종반란한국) / S. Korea
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Ceylon Institute of Builders / Sri Lanka
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Center for the Study of Cultures and Social Change, Muhammadiyah University at Surakarta / Indonesia
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Centre for Environment Education/ India
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Centre for Human Rights and Development / Mongolia
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Climate Christian Solidarity (기후위기 기독인연대) / S. Korea
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Climate-Crisis-Strike of Namyangju (기후위기 남양주비상행동/ S. Korea
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Eastern University of Sri Lanka / Sri Lanka
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Eco-dharma group from Melbourne Zen Group / Australia
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Economic Empowerment of Rural Single Mothers / Fiji
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ECO PEACE ASIA / S. Korea
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Ecosophialab (생태적지혜연구소)/ S. Korea
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EMPOWER INDIA / India
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Feminist League / Kazakhstan
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FIAN Sri Lanka / Sri Lanka
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FOUNDATION OF HIS SACRED MAJESTY / India
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Green Asia Network(푸른아시아) / S. Korea
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Global Catholic Climate Movement in Korea (가톨릭기후행동)/ S. Korea
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IMA Research Foundation / Bangladesh
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Incorporated Organization Shilcheon Bulgyo(실천불교승가회)/ S. Korea
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Independent Individual freelancer named Hitesh BHATT & MS JALPA PATEL-INDIA./India
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Institute for Women Empowerment (IWE) /Indonesia
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Kalyana Mitta Development Foundation / Myanmar
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Konfederasi Serikat Buruh Seluruh Indonesia (KSBSI_인도네시아 노동조합) / Indonesia
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Korea Federation for Environmental Movements(환경운동연합) S. Korea
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Legal Rights Forum/ Pakistan
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Migration to Asia Peace (아시아평화를향한이주) / S. Korea
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Minority Rights Organization / Cambodia
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National Campaign for Sustainable Development Nepal / Nepal
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New Bodhisattva Network (신대승네트워크) / S. Korea
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Order of Friars Minor Hong Kong JPIC Group / Hongkong
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OFM JPIC (작은형제회JPIC) / S. Korea
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Pagoda Meditation Centre / Sri Lanka
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Paropakar Primary Health Care Centre / Nepal
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Pyeonghwayeolcha Tago Pyeong-yang-gaja Jaedan / Sri Lanka
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Right Livelihood College Bangkok / Thailand
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Rotary Peace Center Makerere University / Uganda
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SocialFokus / Hungary
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Sripalie Contractors (pvt)Ltd / Sri Lanka
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Sukaar Welfare Organization / Pakistan
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Towards Organic Asia / Thailand
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UDYAMA / India
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University of Kelaniya Sri Lanka / Sri Lanka
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WonEco Network (원불교환경연대 )/ S. Korea
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Yeongdeungpo Urban Industrial Mission(영등포산업선교회)/ S. Korea
Regional (organisations continentales et régionales)
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Asia Civil Society Partnership for Sustainable Development (APSD)
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Change Initiative / Asia
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Greenpeace Southeast Asia / Southeast Asia
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Inter-religious Climate and Ecology Network / Asia and Pacific
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Network for Ecovillage Emergence & Development in the Sahel (REDES)/ Africa
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OFM EAC JPIC / East Asia
Global (organisations internationales)
- International Network of Engaged Buddhists / International